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11 novembre 2015

Mme POUMIROL, conseillère générale, qui représente le président du Conseil Général Georges MERIC,

M. Emilien AGASSE, président des Anciens combattants et les anciens combattants,

Les maires et élus des communes du canton et du Sicoval ou leurs représentants,

Le conseil municipal,

Le personnel municipal,

Mesdames, Messieurs les Baziegeois,

 

 

Nous sommes réunis devant le monument aux Morts pour célébrer ensemble le 97 ème anniversaire de la signature de l’armistice de la guerre 14-18.

Ce rassemblement est pour nous l’occasion de rendre hommage aux anciens combattants, de témoigner notre reconnaissance éternelle à toutes ces femmes et à tous ces hommes venus d’horizons et de pays différents, morts pour la France, au nom de la liberté, au nom de notre liberté.

Aujourd’hui, force est de constater que la paix reste difficile, elle a eu besoin de tous ceux à qui nous rendons hommage aujourd’hui, elle aura, aujourd’hui et plus encore demain, besoin de nous tous.

Ils sont encore des milliers, un peu partout dans le monde, à combattre les régimes totalitaires qui asservissent les peuples. Nous demandons que la haine ne mutile plus le corps de la liberté, l’âme de l’égalité et le cœur de la fraternité. Nous savons que le "devoir de mémoire" qui nous incombe est loin d'empêcher à lui tout seul la reproduction des déchirures de l'histoire, les massacres, les viols, les meurtres et les déportations de population. Mais ce devoir de mémoire est un des socles nécessaires à la conscience citoyenne et républicaine. La connaissance du passé, la reconnaissance due à ceux qui ont combattu pour notre Pays est plus qu’un devoir, c’est une valeur : une valeur morale, une valeur éthique, une valeur républicaine. Fort de cette conscience, nous nous tournons aujourd’hui vers tous ceux qui, au cœur de l’Histoire, ont pris des risques pour la France : nous rendons hommage à tous les soldats qui ont donné leur vie, pour la France.

Les années passent, prenons garde qu’elles n’effacent de nos mémoires le souvenir de ces périodes d’épreuves vécues par les générations les plus âgées. Nous leur devons respect et reconnaissance. A travers eux, c’est l’histoire tourmentée de notre commune, de notre région, de notre pays qui défile. Mais il faut aussi que notre démarche nous aide à ne plus commettre demain, les erreurs d’hier. N’était-ce pas ce que voulaient ardemment les poilus au sortir de la 1ère guerre mondiale lorsqu’il parlait de la Der des Der ?

Comment ne pas se rappeler aujourd’hui les circonstances qui précédèrent cette 1ère guerre mondiale ? Le siècle avait commencé plein de promesses. Le commerce mondial était à son apogée. De formidables progrès techniques en matière d’énergie et de communication annonçaient des lendemains qui chantent. C’était le temps de l’électricité, des 1ères automobiles, des 1ers avions, des 1ers téléphones, du gramophone, du sous-marin. On appelait cette époque, la Belle Epoque. Mais une crise financière éclate en 1907 à Wall Street à la suite des spéculations hasardeuses sur le cuivre. La plupart des banques sont ruinées entrainant une baisse du crédit, des faillites d’entreprises, du chômage et de la misère. Effrayés, les peuples se réfugient derrière le protectionnisme et le repli sur les identités nationales pendant que les idéologies totalitaristes dénigraient l’économie de marché et la démocratie. Personne en 1913 ne connaissait le nom de Lénine, Mussolini ou Hitler qui allaient bouleverser l’Histoire quelques années plus tard. Et nul n’imaginait en 1913 que l’année suivante l’assassinat du neveu de l’empereur d’Autriche Hongrie par un terroriste anarchiste allait, par le jeu des Alliances, plonger l’Europe puis le monde dans une guerre qui serait la plus meurtrière jamais connue alors

En tant qu’élu, soucieux d’être à l’écoute des préoccupations de mes concitoyens, j’entends les inquiétudes face à l’avenir que suscite la situation actuelle et il est important d’en tenir compte

Mais l’incertitude et le sentiment de précarité qui dominent aujourd’hui les esprits, comme lors de toutes les périodes de crise, favorisent la peur, les réflexes de repli, les opinions xénophobes, la haine. Il suffit alors d’une étincelle, comme à Sarajevo en 1914, pour mettre le feu à la poudrière.

Nous devons, chacun à notre place, poursuivre sur ce chemin, sachant tirer de l’histoire à la fois les leçons du passé et une réflexion tournée vers l’action pour construire le futur. On ne subit pas l’avenir. On le fait !

On veut nous faire croire que nous sommes seuls, seuls avec nos espérances, nos valeurs, nos désirs de partage. Prenons soin de bien regarder autour de nous : nous ne sommes pas seuls. A Baziège, nous avons toujours construit l’avenir sur ces liens fondamentaux, nous avons toujours mis en œuvre la solidarité et la fraternité car il n’y a pas d’autres moyens de vivre ensemble.

 

Nous ne sommes pas seulement ici pour honorer la mémoire des morts pour la France. Nous ne sommes pas seulement ici pour commémorer l’Armistice et les victimes de la Grande Guerre. Nous sommes aussi ici pour conjurer le sort, pour faire en sorte, alors même que les derniers combattants de cette guerre se sont éteints, qu’ils ne soient pas morts en vain. Car les Peuples qui oublient leur Histoire, se condamnent généralement à la revivre.

Vive la Paix

Vive la République

Vive la France

 

Merci

14 juillet 2015

M. le ministre Kader ARIF,

Mme POUMIROL, conseillère générale, qui représente le président du Conseil Général Georges MERIC,

M. Emilien AGASSE, président des Anciens combattants et les anciens combattants,

Les maires et élus des communes du canton et du Sicoval ou leurs représentants,

Le conseil municipal,

Le personnel municipal,

Mesdames, Messieurs les Baziegeois,

Avant tout, je souhaite vous remercier chaleureusement d’avoir répondu à notre invitation pour partager ce moment de convivialité.

Outre le goût de la fête, ce qui nous réunit tous ici ce soir, c’est la célébration d’un événement remontant à plus de deux siècles. Par une loi du 6 Juillet 1880, la IIIème République décidait de faire du 14 Juillet, la fête nationale. Le 14 Juillet, c’était le 14 Juillet 1789, la prise de la Bastille, le symbole de la liberté et de la fin de l’ordre ancien.

Mais c’était aussi le 14 Juillet 1790, la fête de la Fédération, manifestation de répit où des hommes et des femmes portés par un idéal de justice et de liberté, ont souhaité ouvrir une nouvelle ère. Bien plus que la destruction, somme toute anecdotique, d’une vieille prison médiévale, cette Fête aspirait par-dessus tout à faire triompher l’union nationale après les heures de fureur de 1789.

Le 14 juillet 1790 voit se former un immense cortège composé des fédérés, c'est à dire les députés et les délégués de tous les départements, qui gagnent la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

On y compte près de 300 000 parisiens, ce qui est sans aucune mesure avec les 600 hommes qui prenaient la Bastille un an auparavant.

Au Champ-de-Mars, autour du Roi et de trois cents prêtres, venus suivre la Messe célébrée à l'autel de la Patrie, c'est bien la Nation toute entière qui était présente.

 

C'est La Fayette qui vint ensuite prêter serment, en tant que commandant de la garde nationale, et j'aimerais rappeler quels furent ses mots :

« Nous jurons de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité ».
Cette fête du 14 juillet fut aussi celle du serment sur la toute récente Constitution, ce texte suprême visant à protéger le Peuple en toutes circonstances.

 

Mais aujourd’hui que reste-t-il de cet héritage ? A part de vagues souvenirs issus de nos livres d’histoire, que nous a léguée cette Révolution française qui, depuis lors, a fait de notre nation le phare universel d’une certaine idée de l’indépendance ?

Cet héritage, c’est sans conteste celui de la République : une République portée par les trois grandes valeurs qui constituent notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité. ; elles sont et doivent demeurer le fondement perpétuel et immuable de notre société.

Liberté, Egalité et Fraternité ; combat et rassemblement, voilà les valeurs portées par notre fête nationale ! Ils sont nombreux à travers les siècles, celles et ceux qui ont combattu pour notre Patrie, pour la défense de ses libertés et de l’intégrité de son territoire.

Aujourd’hui encore, les menaces et les atteintes à la paix, à la Démocratie et aux Droits de l’Homme partout dans le monde, nous appellent à la vigilance et à la lucidité. C’est la haute mission confiée à notre Défense Nationale : défendre non seulement notre Nation et notre République mais aussi la dignité et la sécurité de femmes et d’hommes.

Rendons hommage, ici à Baziège comme partout dans le pays, à nos soldats et à nos volontaires qui meurent pour la France. Rendons hommage à celles et ceux qui veillent au respect de l’ordre public républicain, à la préservation de notre sécurité quotidienne, sans lesquels, la liberté, l’égalité et la fraternité ne seraient que des formules vidées de contenu.

Je souhaite dédier cette journée patriotique non aux divisions mais au rassemblement, à l'unité, au service de l'intérêt supérieur de la Nation, à travers la République, c'est à dire la « res publica », la chose publique, celle qui concerne tous les Français.

Je vous invite à nous suivre place de la volaille pour partager le verre de l’amitié et remercie Baz en fête pour l’animation et le repas prévus à l’issu de celui-ci.

 

Vive la Paix

Vive la République

Vive la France

 

Merci

 

 8 mai 2015

M. le ministre Kader ARIF,

Mme POUMIROL, conseillère générale, qui représente le président du Conseil Général Georges MERIC,

M. Emilien AGASSE, président des Anciens combattants et les anciens combattants,

Les maires et élus des communes du canton et du Sicoval ou leurs représentants,

Le conseil municipal,

Le personnel municipal,

Mesdames, Messieurs les Baziegeois,

 

Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise. De la mobilisation générale à la capitulation de l’Allemagne en 1945, presque six années se sont écoulées : 68 mois d’un conflit mondial.

Aux plus jeunes d’entre nous, qui sont à nos côtés ce matin, je veux juste rappeler quelques chiffres. En France ce sont plus de 4.7 millions d’hommes qui ont été mobilisés. 570 mil Françaises et Français sont morts durant ce conflit. Le bilan humain mondial est gigantesque et dramatique, on dénombre entre 60 et 70 millions de morts dans le monde et plusieurs millions de blessés.

 Ce conflit fut le plus coûteux en vies humaines de toute l’histoire. Environ 45 millions de civils sont morts dans les combats et les bombardements. Parmi ces victimes figurent plus de 6 millions de femmes, d’enfants et d’hommes déportés en camp de concentration, de travail ou de la mort parce qu’ils étaient Juifs, Slaves, Tziganes, homosexuels, handicapés ou tout simplement au mauvais endroit au mauvais moment.

Souvenons-nous de celles et ceux qui ont accompli leur devoir avec courage et abnégation ; ils ont consenti d’immenses sacrifices et enduré de terribles souffrances. Ceux qui sont morts pour leur pays, mais avant tout pour la paix.

Notre présence ce matin, au pied du monument aux morts tombés pour la France, dans l’émotion de ce jour anniversaire, donne tout son sens au nécessaire devoir de mémoire qui est le nôtre.

Oui, ce matin, nous sommes tous réunis pour dire à notre tour, ensemble, riches de nos différences, de nos parcours de vie : Plus jamais ça.

Albert CAMUS disait « La passion de vivre croît au sein des plus grands malheurs ». Souhaitons que nous sachions préserver notre foi en la liberté sans que les circonstances nous y contraignent. C’est là tous le sens de notre recueillement devant ce monument dédié aux victimes de la guerre.

Pour nous Européens, et sans doute plus à la veille de la fête de l’Europe que nous célébrerons demain, le 8 mai signifie la fin de la Seconde guerre mondiale, le début d’une paix qu’il nous appartient de rendre durable.

Qui pouvait, en effet, imaginer que le couple franco-allemand serait, quelques années seulement plus tard, à l’origine de la construction européenne ?

Le souci de réconciliation l’a en effet emporté sur la soif de vengeance. Cette réconciliation, cette création d’un marché commun, cette coopération positive, offraient à l’Allemagne et à la France la possibilité de devenir le nécessaire moteur qui permettait enfin à l’Europe d’avancer.

Si le bruit des canons a cessé, nous traversons pourtant une nouvelle période sombre de l’histoire européenne et mondiale. La paix des armes a laissé la place à un autre genre de conflit tout aussi dramatique si nous n’y prenons pas garde. Une guerre économique, financière est présente. Les ménages, les chômeurs, leurs familles, les territoires, nos communes sont les victimes potentielles et vulnérables de l’endettement des Etats.

Au-delà des divergences, nous avons besoin les uns des autres. Penser le contraire, serait oublier les raisons de notre présence devant ce monument ce matin.

Ne nous laissons pas emporter par les discours de repli sur soi qui naissent à chaque fois que l’Europe vacille. L’histoire nous a montré les conséquences fâcheuses vers lesquelles ils menaient. 65 ans après sa création, c’est à nous, avec notre envie, notre énergie et notre détermination de prouver le contraire et de construire une Europe juste et équitable, respectueuse de chacun et des différences.

Voici 70 ans, l’Allemagne hitlérienne capitulait et la reddition sans condition des forces armées allemandes était signée. Pour la première fois ; le cri des sirènes, le bruit des canons et le tintement des cloches de tous les villages de France devinrent un chant, le chant d’une nouvelle paix. Si au compte de notre peuple il y eut des crimes et actes abjects, souvenons-nous qu’il y a eu aussi des tenants de la résistance. Je vous parlerai de l’un d’entre eux lors du baptême de l’école élémentaire tout à l’heure.

En ce 8 mai 2015, l’acte de mémoire que nous accomplissons, comme tous les Français, mais aussi comme nos amis européens, est bien plus qu’un simple devoir accompli dans le seul respect des combats passés. Il est plein d’un unique dessein : celui qui rassemble, dans la vie de tous les jours, les défenseurs de la démocratie et de la liberté transmise par nos aînés.

Vive la Paix

Vive la République

Vive la France

Merci

 

Baptême de l’école élémentaire 8 mai 2015

 

Votre présence nombreuse est bien le signe que nous célébrons aujourd’hui un évènement : Le baptême d’une école.

C’est un moment de l’histoire de notre village que nous vivons et je tiens à remercier les personnalités présentes :

M. le ministre Kader ARIF,

Mme POUMIROL, conseillère générale, qui représente le président du Conseil Général Georges MERIC,

Les maires et élus des communes du canton et du Sicoval ou leurs représentants,

Messieurs DEGLAVE et SAFFON, les directeurs de nos deux écoles,

Les enseignantes et enseignants,

Le conseil municipal,

Le personnel municipal,

Je n’oublie pas les associations de Baziège et tout particulièrement celles liées à l’école,   

et enfin je veux saluer tous les Baziegeois, les élèves et parents d’élèves qui sont avec nous.  

L’école est le principal maillon du service public, le plus proche des concitoyens, celui auquel ils sont attachés car cela concerne leurs enfants et l’avenir de la commune.

A l’heure où l’école est exposée à de nombreuses évaluations et critiques, je tiens à remercier les enseignants, d’hier et d’aujourd’hui, pour les enfants qu’ils forment et accompagnent dans l’âge adulte, ces moments de grâce où vous les avez faits progresser malgré les difficultés des uns et des autres.

Et vous enfants, sachez que la persévérance porte toujours ses fruits. Toutes les connaissances acquises sont des richesses pour la vie. Tout ce que vous apprenez, tout ce que vous comprenez, personne ne pourra jamais vous le reprendre.

Donner un nom à l’école élémentaire est pour moi un honneur. Un honneur d'abord, parce que l'École et la Culture sont, à mes yeux, les institutions les plus importantes de la République. Sans elles, les valeurs fondatrices de notre pays, la Liberté, l'Égalité, la Fraternité, mais aussi la Laïcité et l'Egalité des Chances ne seraient qu'utopie.

Cet honneur résonne également pour moi comme la possibilité d'apporter un signe fort de reconnaissance à l'école publique, qui, comme nombre d'entre vous, m'a permis de grandir, de m'épanouir et de devenir un citoyen ouvert sur le monde.

Une fierté ensuite, parce que peu de villages ruraux comme le nôtre, peuvent se réjouir d'offrir à leurs enfants de telles conditions d'accueil scolaires et périscolaires, et d'apporter un service culturel aussi riche et diversifié.

Soufflé par M. Serge ARNAUD nous avons choisi le nom de Raymond TERRENQ pour baptiser cette école.

Monsieur Raymond TERRENQ est né à Baziège en 1897 et issu d’une ancienne famille Baziègeoise.

Il s’est engagé à 17 ans au mois d’octobre 1915 après avoir obtenu son baccalauréat et a terminé la guerre avec le grade de lieutenant et de multiples décorations dont la croix de guerre et la croix du combattant. Télégraphiste dans l’artillerie, il répare jour et nuit sans compter, les lignes téléphoniques du groupe dont la batterie est constamment mise en pièce par le bombardement ennemi.

En 1939, il est capitaine et commande une compagnie d’artillerie dans les Alpes.  Comme l’immense majorité du personnel enseignant, il n’accepte pas la défaite de la France.

En 1942, il entre dans la résistance et devient commandant de l’armée secrète pour la région de Sarlat.

Une organisation clandestine de résistance se constitue donc au collège de Sarlat. Le principal TERRENQ devint ainsi le Capitaine TIBURCE. Son bureau se transforme en un centre de commandement de l’armée secrète. Son groupe est composé de personnages paisibles tels qu’un horloger, un directeur d‘école élémentaire, un libraire, un médecin. Ensemble, ils emportaient de redoutables mots d’ordre et effectuaient de périlleuses missions.

Devant l’efficacité certaine de cette armée sécrète, l’ennemi fut vite alerté. En janvier 1943, le collège connu une première invasion et une douzaine de voitures allemandes s’arrêtèrent devant l’établissement. Immédiatement entouré, dans son bureau d’homme à mitraillettes, M.TERRENQ se vu sommer de livrer immédiatement les armes et munitions cachées dans le Collège.

Son courage fut le premier a parlé puisqu’il répondit simplement que les allemands étaient certainement victime d’un mauvais plaisantin.

Une perquisition en règle fut toutefois exécutée et tout fut fouillé et bouleversé. Alors qu’il se tenait debout sur la cache d’arme son sang-froid et sa sérénité convainquirent l’ennemi de l’inutilité de ces recherches.

Le 31 mars 1944, Sarlat connut la première grande opération de police et de représailles. Encore une fois, M.TERRENQ pensa en priorité aux familles d’Israélites qu’il avait pris soin de cacher.

Le filet se resserrant, il ne put sauver tout  le monde.

Au lendemain du débarquement, l’insurrection éclatait à Sarlat et le collège libérait ses élèves. Le Capitaine TIBURCE, alias Principal TERRENQ, restera à jamais dans les mémoires des Salardais. Ces élèves qui avaient placé en lui une affectation admirative n’ont pas hésité à le suivre sur le chemin du danger et de l’honneur.

A l'heure où l'entraide et la tolérance faiblissent, il est plus important que jamais de rappeler et faire écho des valeurs humaines qui ont habité jusqu'au bout les Résistants français lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Quel courage et quel acharnement fallait-il à ces femmes et ces hommes pour mener toutes ces actions.

Les valeurs défendues par la Résistance restent des valeurs modèles pour notre société actuelle. J'évoquerais, par exemple, la défense des valeurs patriotiques, démocratiques et humanistes, la lutte contre les regains des idéologies fascistes et la défense de la Paix, en ces temps actuels où le mot conflit résonne dans nos têtes et sévit sur tous les continents.

Il devient maire de Baziège à la libération en 1945 jusqu’en 1959.

La médaille du résistant lui fut attribuée en 1946.

En août 1947, il prononce un discours à Baziège et donne le conseil suivant « suivons les leçons de nos aînés ; ils dorment fraternellement unis d’un éternel sommeil sous les plis de notre drapeau tricolore ; ensemble, au coude à coude de l’effort, levons nous pour que la liberté demeure et que vive la France »

L’homme, combattant et résistant, sera aussi professeur dans plusieurs établissements entre 1921 et 1958. Ses 37 années de carrière lui valent d’être chevalier, officier puis commandeur des palmes académiques en 1960.

Pour l’administration, il a été le principal idéal : ponctuel, précis, sachant voir de haut les problèmes qui se posaient à lui. Homme discret, il avait l’art de régler lui-même, sans bruit, les difficultés qui se présentaient. Grâce à ses qualités d’administrateur, qui sont autant des qualités de cœur que d’intelligence, l’inspection d’académie a toujours considéré son établissement de Sarlat comme modèle.

Lors de la remise de sa Légion d’Honneur par un inspecteur d’académie, celui-ci dira de lui qu’il  a assuré sa mission avec une absolue perfection : son autorité faite de compétence, de loyauté, de fermeté, de bienveillance et de tact s’imposait tout naturellement.

Lorsqu’il prend sa retraite à Baziège en 1958, il écrit un ouvrage sur la vie communale au 18ème siècle. Il décède à Baziège en avril 1982 et laissera à jamais son empreinte sur notre histoire. Vous pourrez le constater en parcourant l’exposition qui lui est consacrée dans le hall de l’école élémentaire.

A la fois Baziégeois, combattant héroïque, écrivain et historien local, ancien maire de Baziège, conseiller général du canton de Montgiscard et serviteur dévoué de l’éducation nationale, M. TERRENQ mérite aujourd’hui l’expression de notre gratitude pour les éminents services rendus.

La vie de M.TERRENQ a été celle d’un Français animé d’un grand patriotisme et d’une foi ardente dans les destinées de sa patrie.

Vous pourrez le constater en parcourant l’exposition qui lui est consacrée dans le hall de l’école élémentaire. Celle-ci vous emmènera vers le verre de l’amitié que je vous propose de lever en son nom et en celui de Baziège.

C’est avec un grand honneur que je baptise cette école : Raymond TERRENQ.

 
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