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LES VOEUX DU MAIRE - 3 janvier 2011

Au nom du personnel communal, des élus et en mon nom propre, je tiens à assurer chacune et chacun de nos concitoyens de nos sincères voeux de bonheur, de santé et de réussite pour cette nouvelle année.

2010 nous a permis de poursuivre notre programme municipal et nous travaillons en ce moment à la préparation du projet pour la deuxième partie de ce mandat.

La réforme du financement des collectivités locales nous maintient encore dans l’incertitude quant à nos ressources pour 2011. Nous ne les connaîtrons qu’à la fin du mois de mars et c’est donc à ce moment là que pourra être arrêté le budget de la commune et précisés les investissements que nous pourrons envisager en 2011. Le Conseil Municipal inscrira toujours dans ses priorités l’intérêt général et la qualité de vie du plus grand nombre. Ce ne sont pas les pressions ou la diffusion d’informations erronées qui dicteront nos choix !
Il faut que chacun comprenne que nous sommes ici, comme ailleurs, dans un contexte économique difficile et que nos souhaits peuvent être contrariés par la diminution de nos ressources.

2011 verra, enfin, l’ouverture de l’accès à l’autoroute à partir du Rivel. Nous en ressentons d’ores et déjà les effets et les promoteurs immobiliers ont repris leurs assuats dans l’espoir d’inonder Baziège de nouveaux programmes. Là aussi, je suis affligé par le mépris de certains aménageurs, ou se prétendant comme tels, des principes élémentaires de l’urbanisme. On n’a pas le droit, sous prétexte de bénéfices ou de profits immédiats, de défigurer une ville qui a mis des siècles à se construire. Le développement d’un nouveau quartier ou l’aménagement d’un nouveau secteur sont des actes graves car ils engagent l’avenir de la commune pour des dizaines voire des centaines d’années. Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui devrait enfin être approuvé cette année s’appuiera sur un plan d’aménagement et de développement durable et proposera heureusement un règlement qui nous épargnera de telles dérives.

En ce début d’année, il convient toutefois de nous tourner résolument vers l’avenir, de nous extraire de la morosité ambiante, et de réaffirmer les principes de solidarité qui nous unissent dans notre commune de Baziège.
C’est donc avec confiance et espoir que je réitère à chacun nos souhaits de bonne et heureuse année.

 


LE PROJET DE REFORME TERRITORIALE - 27 mai 2010

Le projet de réforme territoriale constitue une menace sérieuse pour l’intervention publique locale. Comme de nombreux élus, nous réaffirmons notre attachement aux collectivités locales, communes, départements et régions, pour les services indispensables qu’elles rendent aux citoyens, pour leur engagement en matière de politiques publiques innovantes et de développement solidaire et durable, et pour leur capacité à apporter un nouveau souffle à la démocratie et à la citoyenneté.
Dans le contexte de crise majeure que nous traversons aujourd’hui, le projet de réforme des collectivités et des finances locales porté par le gouvernement et actuellement débattu à l’Assemblée, constitue une menace d’une gravité sans précédent contre l’intervention publique locale et pour les enjeux de développement et de croissance durable qui lui sont associés.
Il porte les germes d’une régression démocratique unique dans l’histoire de la République, masquant, sous des arguments aux accents populistes, un mouvement brutal de recentralisation, anachronique au regard de l’environnement européen, de l’histoire de la décentralisation entreprise en 1981 et des défis environnementaux.
Il faut exiger le retrait de ce projet de loi car la réforme voulue par le gouvernement conduit à un recul de la démocratie et planifie l’affaiblissement simultané des régions et des départements qui ne pourront plus, de ce fait, apporter leur aide financière aux communes dans leurs projets.  
Nos associations d’élus sont fermement opposées à la création du conseiller territorial et aux modes de scrutin qui lui sont associés, qui font fi de la parité, de la représentativité des territoires et de la diversité des habitants.
L’accélération du calendrier d’adoption de la loi montre la fébrilité du gouvernement face à l’opposition croissante de très nombreux élus de diverses tendances et de nos concitoyens, conscients des enjeux politiques et sociaux de cette réforme.  
Les collectivités locales, et les communes en particulier, sont le moteur de la vitalité de notre pays : véritables « amortisseurs des crises », elles accompagnent souvent nos concitoyens dans leurs besoins par des services publics dynamiques. Elles constituent le principal soutien aux secteurs culturel, sportif et associatif ; enfin, elles sont la clef de voûte du développement économique des territoires et de la création d’emplois de proximité.
Réalisant 73% de l’investissement public, les collectivités ont un rôle prépondérant dans l’économie nationale. 800 000 emplois dépendent directement ou indirectement de leurs commandes.
La suppression de la taxe professionnelle, la baisse des dotations, le report des charges de l'Etat sur les différentes collectivités alors que celles-ci n'ont pratiquement plus d'autonomie fiscale programment l'asphyxie financière des communes et le renforcement des inégalités entre les territoires. C'est la traduction d'une recentralisation autoritaire des pouvoirs au détriment de la démocratie.
Il faut que les parlementaires, dans leur diversité, les élus, les personnels territoriaux, les  associations et les citoyens se mobilisent, ensemble, pour obtenir le retrait de ces réformes.

 


AUX URNES… SUITE - 18 mars 2010

Dans mon précédent blog, je faisais référence au devoir civique et à la nécessité d’exercer par le vote un droit citoyen que tant de pays en mal de démocratie nous envient.  Hélas, à Baziège comme presque partout la participation a été faible dimanche dernier.
Un Français sur deux s’est abstenu au 1er tour des élections régionales, plus qu’en mars 2004 et plus aussi qu’en mars 1998, précédent record dans la catégorie régionale. Nous franchissons un nouveau seuil dans la montée de l’abstention, que les dernières élections municipales et européennes avaient déjà signalé.
Pourquoi ?
Parce que les compétences régionales sont sans doute mal identifiées, et il en va là de notre responsabilité à tous.
Elus, journalistes, enseignants, parents… n’avons ni pu, ni su, rappeler les fondements de l’organisation administrative et rappeler les rôles et les responsabilités de chacun des échelons de la structure institutionnelle, dont la Région. Celle-ci exerce pourtant des compétences très proches de la vie du citoyen : développement économique, grandes infrastructures, emploi, formation professionnelle, transports, lycées…
En dépit du développement rapide de la connaissance et de la pratique d’internet, c’est néanmoins  la télévision qui maîtrise encore largement notre système d’information et de réflexion : 70% des Français continuent de regarder un Journal Télévisé, presque tous les jours !
Et trop souvent, hélas, les choix de l’audiovisuel aboutissent à fabriquer de la démobilisation et à dépolitiser tout ce qui pourrait susciter de la passion, de l’intérêt et de la raison politique.
Ni Total, ni Molex, ni la violence scolaire n’ont été couverts par les informations de 20 heures comme autres choses que des « faits divers », bien dissociés de la campagne régionale. Ni les retraites, ni la désindustrialisation, ni la stagnation des salaires, pour ne citer que ces modestes sujets, n’ont eu l’honneur d’être les enjeux de cette campagne. On a préféré parler de Villepin, puis de Frêche ou encore d’Ali Soumaré. Ce sont les « affaires» qui scandent ce qui reste de débat national.
Les interviews télé et radio des principaux responsables se limitent presque toujours à un commentaire des sondages et de l’avenir politique de chacun. Pas de débats télévisés à une heure de grande écoute sur les élections régionales, par crainte sans doute d’une audience insuffisante…
Tout se passe comme si l’essentiel de la vie du pays, dans cette période pourtant importante en enjeux, avait peu à voir avec le débat politique ni avec la campagne pour les élections régionales, et ne pouvait donner lieu à un débat médiatique de grande audience.
Tout ceci est bien dommage !
Conservons néanmoins l’espoir d’une prise de conscience des électeurs et d’un sursaut de la participation électorale dimanche prochain…

 


AUX URNES CITOYENS ! - 8 mars 2010

Aujourd’hui, 8 mars, Journée internationale des Femmes … à ne pas confondre avec la Fête des grands mères, initiative exclusivement commerciale, qui était proposée hier dimanche !
Certes, les mentalités ont évolué mais les chiffres demeurent têtus et des progrès demeurent à accomplir en matière de parité. Même dans une commune comme la notre on constate que les principales victimes de la pauvreté et de la précarité sont d’abord les femmes si on prend en compte les situations que notre Centre Communal d’Action Sociale doit traiter  : emplois précaires ou à temps partiel, inégalités des salaires hommes-femmes, familles monoparentales en nombre croissant avec le plus souvent  une femme comme chef de famille, allocataires des minima sociaux (RMI, Allocation de Solidarité Spécifique, minimum vieillesse, allocation de parent isolé) principalement de sexe féminin …  Alors on se dit que même en France il y a encore du boulot même si la situation est bien pire ailleurs !

Ce matin, les revues de presse sont remplies de paradoxe : on évoque le scrutin des Régionales de dimanche prochain avec la montée en puissance des abstentionnistes… plus d’un Français sur deux n ‘aurait pas l’intention d’aller voter. En même temps on se félicite du courage des si nombreux Irakiens qui ont défié ce dimanche les bombes d’Al Quaïda pour aller accomplir leur devoir électoral qui est en même temps un droit si chèrement et lourdement acquis !
Allez… retrouvons la raison : aux urnes citoyens !  Soyons nombreux à aller voter dimanche prochain.

 


L'ECOLE PUBLIQUE - 3 mars 2010

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. Elle permet de garantir la cohésion sociale. Il n’y a qu’à voir, dans une commune comme la notre, les opportunités de rencontre, de discussion, d’activités procurées par l’Ecole à des parents ou des enfants d’origines et de situations très diverses ! C’est une des raisons pour lesquelles nous avions fait à Baziège le choix de maintenir les locaux de l’Ecole Elémentaire en cœur de ville.
On peut cependant craindre que l’Ecole publique ne soit aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent et encouragent le consumérisme éducatif alors qu’il faudrait au contraire faire du service public et laïque d’éducation une priorité ! Il doit pouvoir garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.
Notre Commune a fait de la jeunesse et de l’éducation des priorités et nous nous efforçons de garantir à nos enfants les meilleures conditions matérielles d’accueil. Mais ceci ne suffit pas. Hélas, de trop nombreuses décisions ministérielles remettent en cause la qualité du service public d’éducation : suppressions d’emplois en zone rurale comme en zone urbaine, non remplacement des enseignants indisponibles, accroissement des aides publiques concédées aux établissements privés, suppression de la sectorisation qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école…
Il faut donc vigoureusement refuser l’affaiblissement de notre service public et laïque d’éducation parce que l’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous mais l’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.
Il n’y a qu’une École de la République et il faut la préserver !

 


LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DOIT DEMEURER UNE PRIORITE - 22 février 2010

Pour les collectivités locales, l’année 2010 sera marquée par l’entrée en vigueur de la suppression de la taxe professionnelle. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer, cette décision aura des conséquences calamiteuses sur les communes et les structures intercommunales en les contraignant à réduire leurs investissements et en alourdissant les charges des ménages. En dépit de cette réduction des ressources que l’Etat ne compensera pas en totalité, le SICOVAL devra poursuivre une action volontariste en faveur de la création et de l’accueil d’entreprises. Cela passe notamment par l’aménagement et l’animation de nouveaux parcs d’activités dans les technologies de pointe mais aussi l’artisanat, le commerce ou l’économie solidaire. La création de l’échangeur autoroutier de Montgiscard, désormais en chantier, l’émergence de nouvelles zones économiques dans notre secteur dans le cadre du schéma de développement économique qui devra être arrêté.

Sur les Communes de Montgiscard, Montlaur et Baziège les procédures sont engagées pour la création de la Z.A.C. du Rivel, un espace de plus d’une centaine d’hectares pour accueillir des entreprises aux activités diverses génératrices de nombreux nouveaux emplois dont nos concitoyens bénéficieront. Sur le secteur En Rouzaud, à Ayguesvives, une nouvelle zone d’une quinzaine d’hectares est prévue, tout comme à Montgiscard avec le projet de la Z.A.C. de Nostre Seigne. Le SICOVAL m’a chargé du pilotage de ces deux opérations et je me propose, en partenariat avec mes collègues de ces deux communes, de tout mettre en œuvre pour faire rapidement aboutir ces projets en dépassant les nombreuses contraintes administratives auxquelles nous sommes confrontés du fait de la proximité du Canal du Midi. Nous sommes tous respectueux d’un environnement de qualité et nous démontrerons que l’on peut parfaitement conduire un aménagement cohérent de nature à valoriser notre patrimoine et non pas de l’altérer ! A Baziège, c’est un parc dédié à l’artisanat que nous souhaiterions envisager dans le secteur du Visenc… autant de projets qui doivent permettre à notre territoire de développer son dynamisme dans un contexte économique difficile.

 


L’IDENTITE NATIONALE  - 4 décembre 2009

Comme tous les Maires de la Haute-Garonne, j’ai reçu hier une invitation du Préfet à participer au niveau départemental  à un débat sur l’identité nationale… sans ordre du jour précis, sans cadre prévisionnel de la discussion, sans précisions sur les éventuels invités  et animateurs à ce fameux débat !  Le Préfet obéit ainsi à la consigne du Gouvernement et plus précisément à celle du Ministre de l’immigration Eric Besson dans le droit fil de la volonté du Président de la République.
Ce dernier est même allé le mois dernier  jusqu’à remplacer son discours prévu sur l’agriculture dans le Vercors par une envolée sur « l’identité nationale », une rengaine sur l’honneur d’être Français et les devoirs qui en découlent. L’empressement à provoquer un tel débat ne trompe personne. Si réfléchir à ce qui cimente l’identité d’un pays peut paraître légitime, la stratégie mise en place en ce moment ne trompe personne parce qu’il s’agit avant tout d’une manipulation politicienne.

D’abord, je regrette qu’un tel débat soit piloté par le Ministre de l’immigration parce qu’en associant  ainsi la question de l’identité au problème de l’immigration on réduit la réflexion. Ensuite, cette manœuvre est manifestement un signal adressé à l’électorat de l’extrême droite. Au delà de cette volonté de récupération, à quelques mois des élections régionales, le pouvoir cherche à faire oublier aux Français les échecs et les mauvais bilans qui s’accumulent. Entre affichage bling-bling, cadeaux fiscaux aux plus riches, destruction des services publics ou remise en question des ressources financières des communes, le Président et le Gouvernement ne montrent pas l’exemple. Certes, la crise économique sévit, mais elle ne peut tout expliquer. Les mesures mises en place ont renforcé les inégalités et aggravé les conditions de vie de nos concitoyens. Mes collègues en charge de l’action sociale au niveau de notre Commune peuvent témoigner tous les jours du désarroi de certain et ce matin encore, nous avons du envisager le relogement d’une famille pour lui permettre d’échapper à un taudis !

Plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes et à la misère, il est plus facile de manipuler les armes de la stigmatisation et de la peur. Ne perdons pas de temps parce que, comme le rappellent de nombreux historiens, la France a toujours revendiqué une identité républicaine, en référence à l’histoire et aux valeurs partagées par la population et nous ne manquons pas de le rappeler ici à Baziège à chacune de nos commémorations. Le débat sur l’identité nationale n’est pas l’urgence du moment. Il y a bien mieux à faire !

Mes collègues et moi-même resterons donc à Baziège et nous ne répondrons pas à l’invitation du Préfet ! 

 


LES NOMS DES RIVIERES ET DE RUISSEAUX DU LAURAGAIS… - 30 novembre 2009

Notre collègue Lucien ARIES, Président de l’association culturelle ARBRE et membre de notre Conseil Municipal, est en train de mettre la dernière main à un nouvel ouvrage sur les noms de rivières et de ruisseaux du Lauragais et j’ai eu le privilège de consulter l’épreuve avant la transmission à l’imprimeur.

Dans son premier livre en 2004, « Le Lauragais, terre de passages, d’échanges et de cultures », Lucien ARIES introduisait déjà un chapitre sur l’étymologie des noms de lieux du Lauragais et nous démontrait le caractère très ancien de certains d’entre eux qui remonteraient à une époque antérieure à l’arrivée des Volques Tectosages au 3ème siècle avant J.C. !

En 2008, le « Dictionnaire étymologique – Les noms de lieux du Lauragais », énorme travail de recherche sur des milliers de noms avec leur sens actuel en français, leur origine, les formes les plus anciennes… constitua un ouvrage de référence pour qui cherche à connaître l’histoire, la géographie, la culture, le patrimoine et les traditions du Lauragais . Le succès de la première édition démontra bien que les curieux sont nombreux !

Cette fois-ci c’est vers l’hydronymie que Lucien ARIES  a souhaité diriger ses recherches pour compléter son dictionnaire étymologique.

Le Lauragais… l’eau… ce ne sont pas les termes que l’on associe en premier quand on évoque notre terre même si ici à Baziège nous avons eu à subir jusque dans les années 1970 les redoutables crues de l’Hers ! Mais paradoxalement les anciens nous parlent également du pénible manque d’eau en été… Je conserve pour ma part quelques souvenirs de ma lointaine (hélas !) enfance dans le canton de Lanta… avec ces terribles sècheresses estivales des années 50 et le spectacle de ces convois de charrettes tirées par des bœufs pour aller chercher au Girou, dans des comportes, la précieuse eau qui désaltèrerait le bétail…

Et pourtant le Lauragais présente la caractéristique d’offrir un chevelu de cours d’eau tout à fait particulier avec deux grands ensembles, ceux du versant atlantique et ceux du versant méditerranéen de part et d’autre de la fameuse ligne de séparation des eaux. Dans l’avant-propos du nouvel ouvrage  de Lucien mon ami, professeur et maître Jean ODOL nous propose un brillant exposé sur les rivières et lacs du Lauragais auquel le géographe que je suis a été très sensible… Il était donc tout à fait utile et important que Lucien ARIES nous renseigne sur les noms des quelques cinq cent  cours d’eau si solidement ancrés dans nos paysages.

C’est toujours avec la même méthode et la même rigueur scientifique que notre chimiste historien a conduit cette nouvelle recherche. Qu’il en soit d’ores et déjà chaleureusement remercié. En tout début d’année, nous ne manquerons pas de vous informer de la parution du livre, et peut-être conviendrait-il d’en proposer une présentation en partenariat avec la Bibliothèque de Baziège.

 


CONGRES DES MAIRES, UNE LEGITIME INQUIETUDE - 20 novembre 2009

Comme beaucoup de mes collègues, j’ai participé ces trois derniers jours au Congrès national des Maires à Paris. Nous avons, à cette occasion, manifesté notre colère et nos inquiétudes face aux projets du Gouvernement qui projette de procéder à la suppression de la taxe professionnelle dans le projet de loi de finances pour  2010, et qui présente un projet de loi portant réforme des collectivités territoriales.
 
Alors que, dans la crise, l'Etat demande à nos collectivités d'être à la fois des amortisseurs sociaux et des investisseurs, les projets envisagés au sommet de l'Etat visent malheureusement à rogner notre capacité gestionnaire. A la suite des lois de décentralisation, les collectivités sont devenues les principaux investisseurs publics (plus de 73 %) et les principaux responsables des services publics alors qu'elles représentent seulement environ 10 % de la dette publique.

La démarche du Gouvernement témoigne d'une véritable défiance envers les élus locaux et les collectivités territoriales que nous gérons. Au prétexte qu'ils coûteraient trop cher, le gouvernement souhaite supprimer la moitié des élus départementaux et régionaux. Leur rôle au quotidien auprès de nos concitoyens est pourtant essentiel. Au plan local, notre Conseillère Générale Annie MAURY demeure en permanence à notre disposition et assure le relais avec l’assemblée départementale pour chacun de nos projets, quelle que soit sa taille !

De plus, faut-il rappeler que le plus grand nombre des 500 000 élus français exercent leurs fonctions bénévolement, dans un environnement juridique difficile !

Les autres bouleversements institutionnels proposés (suppression de la clause générale de compétence pour les départements et les régions, pouvoirs coercitifs donnés aux préfets en matière d'intercommunalité, transfert des compétences depuis les communes vers les métropoles ou les communes nouvelles sans transfert équivalent et durable de ressources...) montrent également la volonté du Gouvernement de prendre directement la main sur l'organisation des territoires. Ces projets, s'ils étaient votés, aboutiraient à faire des responsables locaux de simples exécutants du pouvoir central.

Les ressources financières de notre commune et du SICOVAL, avec notamment les modalités de la suppression de la taxe professionnelle, seraient également les victimes de ces projets.

Quelques chiffres résument la situation pour les communes et les intercommunalités. Celles-ci perçoivent actuellement 16,5 milliards d'euros de taxe professionnelle. Le produit de la nouvelle cotisation locale d'activité proposée, basée sur les valeurs foncières, est évaluée à 5,5 milliards d'euros. Qu'en sera-t-il des 11 milliards d'euros de pertes fiscales pour les communes et les intercommunalités, qui se trouveront privées de tout lien fiscal avec les entreprises. C'est bien la disparition de l'autonomie fiscale des collectivités territoriales, et une asphyxie financière que prévoit à terme le projet du gouvernement.

La réforme aboutirait à faire basculer la charge de l'impôt économique qu'est la taxe professionnelle vers la fiscalité pesant sur les ménages qui passerait de 49 % à 73 % du total des recettes fiscales locales. Sans financements dynamiques, sans véritable pouvoir de décision, ces projets condamnent donc les services publics locaux et portent un coup grave à nos concitoyens. Que deviendront nos écoles, les transports, les aides sociales, les associations, les politiques en faveur de l'emploi, la formation, le soutien au développement économique, le développement culturel..., si nos communes et nos communautés n'ont plus les moyens financiers d'assumer leur mise en œuvre, pourtant essentielle pour nos concitoyens et que l'Etat, trop souvent, abandonne ?

Pour toutes ces raisons nous avons tenté de nous opposer avec fermeté aux projets présentés défendus devant nous par le Premier Ministre qui, dans son exposé soporifique, n’a pas levé nos inquiétudes. Aussi, la résolution finale du Congrès des Maires demande au Gouvernement de retirer ses propositions pour que l’année 2010 soit mise à profit pour rechercher le consensus sur les deux réformes envisagées.

A l’occasion de sa prochaine séance, le jeudi 26 novembre, le conseil municipal de Baziège envisagera une délibération pour marquer notre attachement à une décentralisation juste et solidaire, et notre souhait d'une réforme ambitieuse donnant à notre commune et à l’ensemble des  collectivités locales les moyens de poursuivre et d'améliorer encore leurs missions au service de nos concitoyens.

 


INQUIETUDES… - 12 novembre 2009

Le gouvernement propose au Parlement plusieurs projets de lois concernant nos collectivités locales. Il s’agit, en réalité, d’une opération de recentralisation massive. Je dois vous informer des conséquences négatives que pourraient avoir ces projets pour notre commune comme pour les autres. Dans cet environnement défavorable, les élus locaux feront cependant, bien sur, le maximum pour maintenir la qualité des services communaux qui sont apportés à leurs concitoyens… mais au prix de difficultés accrues !

Tout d’abord, la suppression mal compensée de la taxe professionnelle décidée par le Président de la République, sans concertation préalable ni préparation, va réduire nos propres moyens de financement et ceux de notre Communauté d’Agglomération, le SICOVAL. Les Régions et les Départements ne pourront plus, selon ces textes, s‘associer pour financer les importants projets d’avenir communal. Nous déplorons également la volonté présidentielle de manipulation électorale par le changement du mode de scrutin pour les élections départementales et régionales.
L’ensemble de ces projets, s’ils sont adoptés, auront pour conséquence de rendre plus difficile l’action de notre Commune en direction des habitants. Dans ces conditions, au nom de l’intérêt général et de celui de BAZIEGE, je m'opposerai à ces projets néfastes.

Dans les jours suivants, comme beaucoup de mes collègues, je participerai à Paris au Congrès national des Maires de France. Nous entendons bien saisir cette occasion pour faire part au Premier Ministre et aux autres membres du Gouvernement de nos légitimes inquiétudes !

 


OUVERTURE DU BLOG - 4 novembre 2009

Je me réjouis de la mise en service effective du nouveau site Internet de la Commune après une longue période de préparation, de mise au point et d'expérimentation.

Je tiens à féliciter les membres de la Commission Communication animée par notre collègue Joël MIELLET qui ont voulu ce projet et ont su le mener à bien. Nos collaborateurs, sous la direction de Florence COSTA et de son adjoint François DUFFAU se sont également largement investis dans ce travail. Samuel GOMIS, animateur en charge de la Communication et Carine MAJAU, technicienne auprès de la Commission Culture, Animation et Vie Associative apportent également leur précieuse collaboration à la vie de ce site. Elodie FOLCH, stagiaire en communication auprès de la Mairie s'est largement investie pour sa préparation et nous a fait bénéficier de ses larges connaissances et de son dynamisme. Qu'ils en soient tous chaleureusement remerciés. 
Désormais, il faut que nous soyons tous ensemble capables d'animer cet outil performant au service de l'information municipale mais également d'une communication dynamique. Il appartient donc à chacun, élus, techniciens, responsables associatifs, concitoyens ou visiteurs... d'utiliser largement les nouvelles possibilités offertes.

Pour ma part, j'ai souhaité inclure ce "blog du Maire" qui devrait me permettre de témoigner régulièrement, au delà des publications habituelles, de mes sentiments, de mes remarques, de mes réflexions sur les projets ou les évènements communaux mais également sur des questions d'actualité de tous ordres. Je m'efforcerai en même temps de demeurer attentif à vos réactions que je souhaite riches et nombreuses !

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