Sélectionner une page

Terrorisme et radicalisation

Depuis le 7 janvier 2015, une vague d’attentats d’une intensité particulièrement dramatique s’est abattue sur notre pays. Vous pouvez consulter la partie publique plan Vigipirate en vigueur.

A la suite des attentats du 13 novembre 2015, le Gouvernement lance une campagne de sensibilisation pour mieux préparer et protéger les citoyens face à la menace terroriste. La première réaction doit toujours être l’évasion ; dans l’hypothèse où elle est impossible, il faut chercher un abri ou une cache. Une fois hors de portée ou protégé, il faut, enfin, alerter les forces de l’ordre. Consulter les mesures à tenir en cas d’attaque terroriste ou consulter la vidéo

 

Le mot « radicalisation » vient du latin radix, qui signifie « aller à la racine ». Au sens politique, le terme désigne les personnes souhaitant changer radicalement la société en faisant – ou pas – usage de la violence.
Se radicaliser, ce n’est pas seulement contester ou refuser l’ordre établi. La radicalisation djihadiste est portée par la volonté de remplacer la démocratie par une théocratie basée sur la loi islamique (la charia) en utilisant la violence et les armes. Elle suppose donc l’adoption d’une idéologie qui donne un cadre de vie et des repères guidant l’ensemble des comportements. Les personnes radicalisées divisent les hommes et les femmes en deux catégories : ceux qui adhèrent à leur cause et ceux qui ne la partagent pas et sont, à ce titre, appelés à mourir.

La radicalisation djihadiste est le résultat d’un processus évolutif et non d’un « basculement » soudain. Elle est la conséquence de cheminements personnels et il n’existe pas d’explications systématiques à ces parcours. Toutefois, des recherches ont permis d’établir trois profils de personnes tentées de rejoindre des groupes terroristes djihadistes.

  • Les non-radicalisés : ces personnes ne sont pas radicalisées au sens strict du mot. Elles sont plutôt inspirées par des motifs idéalistes, humanitaires, « romantiques »… Les aspects identitaires, religieux ou politiques de leur idéologie sont quasiment absents. Leur « enrôlement » est plus ou moins fort, mais il peut par contre être assez rapide.
  • Les radicalisés identitaires : le terme désigne des individus en rupture avec la société française et les valeurs occidentales. Ces personnes se sentent exclues ou humiliées et font de leur identité un refuge autant qu’une solution à leurs problèmes. Leur radicalisation est lente et la dimension religieuse de celle-ci n’est que partielle.
  • Les radicalisés politico-religieux : pour ces individus, l’idée d’une guerre sainte est un projet politique d’importance centrale. Leur identité est religieuse avant d’être nationale ou ethnique. Pour eux, la charia doit s’imposer au monde. Leur radicalisation est le résultat d’un lent processus d’idéologisation entretenu par des djihadistes formés aux doctrines religieuses, à leurs interprétations et à leurs courants.

Consulter la plaquette d’information « Stop Djihadisme » éditée par le gouvernement.